Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon
Exposition //Jamais au dessus, ni même en dessous, éventuellement un peu à côté, mais toujours là // Pôle de recherche Contrat Social

DU JEUDI 17 JANVIER AU SAMEDI 9 FÉVRIER 2019.
Grande Galerie, ISBA.
Vernissage le jeudi 17 janvier à 18H30.
Ouverture de l’exposition du lundi au vendredi 13H30-18H00,
ouverture exceptionnelle le samedi 9 février pour la journée Portes Ouvertes : JPÔ mon bateau !

Un programme est disponible ci en bas concernant les rencontres, événements et projections qui ponctueront le temps de l’exposition.

avec Soufiane Ababri, à la recherche des Sicules, Archif 56-00, Knut Åsdam, Émilie Bauer, Hamid Bénani, Alice van den Berg & Joseph Krommendijk & Paul Smith, Alain Bernardini, Mehdi Bahou, Richard Baquié, June Balthazard, Moumen Bouchala, Gabrielle Camuset, Eve Chabanon, Collectif Clara, Frédérique Cosnier, Johanna Defranoux, Léon Delarbre, Théodore Géricault, Alexandra Guffroy, Chloé Guillermin, Fabien Guillermont, Alain Guiraudie, Clarisse Hahn, Basma Haitof, Stéphanie Jamet, Je ne suis pas superstitieuse mais je crois aux signes, Laetitia Jeurissen, Roger Journot, Yukari Hara, Ali Kazma, Mélio Lannuzel, Jeannette L’Herminier, Serge Lhermitte, Chloé Malcotti, Chris Marker, Randa Maroufi, Géraldine Pastor Lloret, Jean-Daniel Pollet, Yves Ravey, Tere Recarens, Josef Schulz, Philippe Terrier-Hermann, Camille de Toledo, Thomas Vinck.

Être là où on ne l’attend pas est l’attitude première qui caractérise le pôle de recherche Contrat Social et ce depuis 2012, année de sa création jusqu’à sa pleine inscription aujourd’hui au sein de l’unité Fronts & Frontières de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Avec comme déclencheur les expériences de prise de la caméra par les ouvriers dans les conflits sociaux en Franche-Comté dans les années 1960/1970, puis celles des citoyens qui ont pu faire émerger les révolutions arabes, le pôle de recherche Contrat Social défend la figure de l’artiste engagé, l’artiste citoyen.

Toujours

Dans un positionnement au monde qui refuse toute forme de hiérarchie comme le revendique le titre-manifeste de l’exposition Jamais au dessus, ni même en dessous, éventuellement un peu à côté, mais toujours là. Les membres de l’équipe ont toujours envisagé les recherches en dialogue étroit avec les étudiants-chercheurs ainsi qu’avec les invités, artistes, théoriciens, auteurs sollicités pour les accompagner dans leurs réflexions. Cette exposition dans la Grande galerie de l’école est donc le fruit des travaux de recherche(s) menées par l’ensemble du pôle Contrat Social. Ils sont ici rassemblés selon le double principe d’une mise en regard et d’une mise en perspective. Il s’agit de cerner l’apport de ces moments collectifs dans le développement de la pensée de chacun : hypothèses, attentes, espoirs, interrogations, toujours.

À côté et côte à côte

Où le collectif fait sens. Ensemble créer des possibilités d’immersion ailleurs et se confronter au monde à partir d’autres points de vue ; décloisonner ainsi les pratiques et les positions en prônant l’altérité. Les uns à côté des autres, représenter le monde à l’aune de toutes les subjectivités, de toutes les minorités, de tous les imaginaires par-delà les frontières. Le monde tel qu’il est donné à voir et non tel qu’il nous est appris. Réapprendre à voir, à toucher, à regarder, à se rapprocher, à vivre ensemble. Apprendre à désapprendre, c’est déjà tenter de comprendre ensemble, autrement.

Sans dessus-dessous

Corps composite, le pôle de recherche Contrat Social se fonde sur un dialogue constant entre la théorie et la pratique, entre les disciplines qui se font volontairement indisciplinées. Lors de discussions à bâton rompu et d’actions à l’ISBA, auCHRU, au Haras National (IFCE), à la Bibliothèque des Études, au CHU, à l’Hôpital Saint-Jacques, à La R(h)odia, à la papeterie Zuber-Rieder, à la CPAM du Doubs ou bien à la Cinémathèque de Tanger, parce que les artistes prennent position et travaillent avec ces réalités et ces histoires locales qui les ouvrent aussi vers l’ailleurs. Pour fabriquer des imaginaires, supports de territoires nouveaux à visiter. À Besançon, Casablanca, Ljubljana, Palerme, Pantalica, Sutera, Tanger, Tétouan, Venise ou encore Zagreb. À pieds, en voiture, en train… Toujours en train.

À Jamais

Insaisissable dans le sens de ce qui ne peut être attrapé et fixé, est enfin ce qui qualifie le mieux le pôle de recherche Contrat Social. S’y développe en effet une résistance poétique autant que politique, parce que l’art parle et porte le monde.

Être là où se glissel’amitié qui fonde les rapports humains.

Pour toujours et à jamais.

Stéphanie Jamet, Géraldine Pastor Lloret, Gilles Picouet et Philippe Terrier-Hermann

Programme-forum

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