Elle se rĂ©approprie ces figuresâLucrĂšce, SalomĂ©, Judith, MĂ©duseâen leur prĂȘtant ses propres traits, faisant Ă©merger entre elles un air de famille. Cette ressemblance interroge lâappartenance de lâimage : Ă qui appartient ce visage ? OĂč sâarrĂȘte lâindividu, oĂč commence lâarchĂ©type ?
Ce procĂ©dĂ© lui permet dâinscrire son travail dans une forme de sororitĂ© imaginaire, convoquant une armĂ©e de sĆurs. RĂ©alisĂ©es Ă partir de matĂ©riaux prĂ©caires, ses Ćuvres Ă©voluent avec le temps et assument une esthĂ©tique de la fragilitĂ©, du passage et du devenir-ruine.